Quoi de plus dépaysant qu’une escapade en montagne, sur la neige d’un glacier en plein été, entre diplômés de l’IAE.
Au départ d’Aix-en-Provence, il faut à peine 3 heures pour arriver au camping d’Ailefroide, au pied du Pelvoux, dans la vallée de Vallouise.
C’est déjà un dépaysement total, aussi bien à cause de la nature que du nombre important d’étrangers qui viennent profiter de la beauté du site .
Parti dans la matinée, il reste encore un peu de temps, après avoir installé le camp, pour profiter de la nature et cueillir quelques fruits des bois avant de s’occuper du repas ou de se diriger vers les restaurants ou baraques à frites.

Mais déjà la nuit tombe, il faut se vêtir chaudement pour passer la nuit sous la tente, bercé par le bruit du torrent.
Lever aux aurores pour se lancer à l’assaut de la montagne. Le matin est glacial. Heureusement que le camping dispose de l’eau chaude…
Encore quelques kilomètres en voiture en plein coeur d’une nature sublime pour atteindre le Pré de Madame Carle.

Le reste se fera avec sac à dos, chaussures et bâtons de marche pour assister au réveil de la nature et surprendre les chamois en train de paître dans les éboulis.
Et c’est parti pour des heures de marche, chacun à son rythme. La pente est raide et le souffle court. Heureusement que l’air est frais (entre 7 et 10°). Les panneaux indiquent 1:30 pour arriver jusqu’au glacier blanc, 2:00 pour le refuge du glacier blanc et 4:00 pour le refuge des écrins. Courage !
Le chemin est large et la progression est rapide. En une demi heure, sans nous en rendre compte, nous avons déjà gravi plus de 400 mètres de dénivellé et nous surplombons le Pré de Madame Carle. Ca va se compliquer un peu pour arriver jusqu’au Glacier Blanc. Mais les marmottes sont là pour nous encourager.

Les moins entraînés s’arrêteront là, au pied du Glacier Blanc. L’ascension vers le refuge du Glacier Blanc, qu’on aperçoit sur le piton rocheux, à droite du glacier, devient plus difficile. Mais les passages délicats sont amménagés. Il suffit de bien rester sur le sentier balisé.

Depuis le Pré de Madame Carle, il n’y a plus aucun arbre mais des milliers de fleurs s’offrent à notre vue et aux objectifs macro.
L’arrivée au refuge, à 2500 mètres d’altitude, après un dénivellé de 900 mètres, est une première victoire qui se savoure. A dix heures du matin, il ne fait encore que 10°, mais nous n’avons pas froid.

Le ciel au dessus du glacier est encore très dégagé et les muscles ne sont pas encore douloureux. Il est possible de tenter l’acension jusqu’au refuge des écrins.
Les premières centaines de mêtres de dénivellé sont les plus pénibles. 
Le sentier se perd dans les moraines et il faut se repérer aux tas de cailloux en forme de cône. Le soleil tape de plus en plus fort, il faut lever les genoux de plus en plus haut, la pente devient très raide par endroits. L’arrivée sur le glacier est comme une délivrance.
Certains alpinistes équipés de crampons, cordes et piolets se dirigent vers les séracs. Nous sommes véritablement au coeur de la montagne.

La pente est moins raide mais les bâtons de marche deviennent très utiles sur la glace, notamment pour passer les crevasses les plus larges. Encore quelques centaines de mètres pour atteindre le sommet du glacier et voir apparaître le refuge des écrins.

Les muscles commencent à faire mal. Il faut encore “escalader” à tout petits pas le piton rocheux sur lequel trône le refuge, à 3250 mètres d’altitude.
Le Pelvoux semble moins haut. En montant, nous croisons les alpinistes qui ont dormi au refuge après avoir gravi le dôme des écrins.
Enfin, le but est atteint. Il est 13 heures, il ne fait pas chaud et il faut trouver un coin à l’abri du vent pour déjeuner en compagnie des Choucas. 
La vue sur le glacier est magnifique mais il faut se préparer à redescendre doucement pour préserver les muscles et les genoux et éviter les glissades sur le glacier. Il faudra plus de trois heures pour retrouver le Pré de Madame Carle et la chaleur des après-midi en montagne.
Retour en voiture à Ailefroide pour lever le camp sous un soleil écrasant. Et départ à 18 heures pour souper à Aix.
Fantastique Marcel !
Je suis des votres ! Quand est-ce que l’on part ???
Plutôt fin Aout ?
A bientôt,
Frédéric
Très bonne idée, je suis partant.
Si j’ai bien compris, reste à déterminer la date
Bruno (06 11 76 80 47)
Bonjour Marcel,
Quel beau texte et photos. Je reviens du Queyras où j’ai passé une semaine dans cette nature magnifique avec ma fille de 11 mois. Pour le camping, je vais encore attendre qu’elle grandisse un peu et je ne pourrai malheureusement pas venir mais le programme et la manière d’en parler donne vraiment envie de mettre son sac à dos.
MERCI
Merci Christine,
Mais je n’y suis pour rien. Le Parc Naturel du massif des Ecrins ne renferme que des bijoux de la nature.
Bruno et Frédéric,
Pour les dates, il ne me reste plus que les 19, 20 et 21 août. Mais il faudrait être au moins une dizaine pour que chacun puisse faire selon ses capacités sans se retrouver seul.
Amicalement,
Marcel